J'ai rêvé de toi cette nuit.

J'ai rêvé de toi cette nuit. J'ai passé la journée avec cette nostalgie au creux du ventre, celle-là même qui me fait pianoter sur mon clavier. Je crois que mon inconscient essaie de me pousser à te parler, mais je ne le ferais pas. Oui, je sais, elle est loin la fille avec du caractère, la gamine qui te hurlait dessus parce que tu préférais sa copine, celle qui se débrouillait toujours pour être la maman-chien, parce que tu étais le papa. Je suis lâche maintenant. Bon, ça s’explique par un tas de choses, mais le fait est là. J’en suis réduite à te parler à travers ce blog, ce qui est dangereux pour moi, parce qu’il n’est pas difficile à trouver. Si ça peut te rassurer, je n’attends rien, j’ai juste besoin d’extérioriser un peu. Je doute que tu tombes là-dessus, et que tu le lises, mais bon.

Pour commencer, je voudrais m’excuser. Oui, je sais, j’ai mis du temps. Je me suis rendue compte il y a quelques-temps que tu étais sérieux en fait. Je sais que ça semble un peu irréaliste dit comme ça, mais si tu te rappelles bien à l’époque, j’étais embourbée dans une relation plus que toxique. Le fait est qu’il avait une emprise énorme sur moi et que j’étais loin d’être au meilleur de ma forme. Donc quand tu m’as dit que tu m’aimais, je ne t’ai pas cru. Mais ça ne m’a pas effleuré une seconde en fait. J’étais tellement prise dans ma tornade que j’avais une estime et une confiance en moi qui frôlaient le négatif, il était impossible que quelqu’un d’autre que mon ex s’intéresse à moi. Donc je ne t’ai pas vu approcher. J’aimais te parler, soir après soir, tu ne sauras jamais à quel point tu m’as fait du bien à l’époque. Toutes tes marques d’affection, je les prenais pour de la gentillesse, pour de l’amitié, j’étais à mille lieues de penser que tu éprouvais quoi que ce soit pour moi. Et puis la distance faisait que je ne te prenais pas au sérieux. On se parlait par écrans interposés, tu ne m’avais pas revue en chair et en os, tu aurais sûrement changé d’avis sinon. Oui, c’est le genre de trucs que je pensais à l’époque.

Toujours est-il que quand je m’en suis rendue compte, je me suis sentie mal. Parce que tu pouvais difficilement être plus clair. Je m’en suis rendue compte en relisant nos conversations un jour, pour essayer de comprendre pourquoi on ne se parlait plus. Je me dois d'avouer que je pense à toi assez souvent (surtout ces derniers temps d’ailleurs, peut-être parce que je sais que tu n’es pas loin), et je suis assez triste qu’on ne se parle plus. Mais je comprends.

Pour être totalement honnête et transparente (je te dois bien ça), je me demande parfois ce que serait ma vie si je t’avais compris à l’époque. Loin de moi l’idée de te dire que j’éprouve la même chose aujourd’hui, ou que si j’avais répondu, on serait encore ensemble, tout ça… Je ne vais pas établir des plans sur la comète, j’ai aucune idée de ce qui aurait pu se passer. Peut-être que je t’aurais rejoint, mais j’en doute, je n’en aurais sûrement pas eu le courage, il aurait fallu venir me chercher. Peut-être que c’est toi qui serais venu. Ça aussi j’en doute. Et puis de toute façon, tu voulais manger mon chat… Bref, je ne peux pas te dire que je regrette, parce que sincèrement, j’en sais rien. Ce qui s’est passé s’est passé, si ça ne s’est pas fait, c’est que ce n’étais pas le moment. Ce que je regrette en revanche, c’est le mal que j’ai dû te faire. Parce qu’en relisant nos conversations, je vois que je te répondais, même si on ne mettait pas la même chose derrière ces écrits.

Aujourd’hui, on a tous les deux notre vie, une personne avec qui la partager, il est hors de question de remettre ça en cause. Tu as l’air heureux d’ailleurs, tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir. Tu restes une des personnes à qui je pense de temps en temps, parce que tu fais partie des rares bons souvenirs que j’ai de mon enfance, ce qui te rends un peu spécial à mes yeux. Peut-être qu’on finira par se croiser un jour. Je n’oserai sans doute pas venir te dire bonjour, j’espère que tu le feras. J’espère en tout cas, que tu m’as pardonné.

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